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Le Dr Clemens, un anthropologue allemand travaillant dans la région des Pokot, une zone très isolée du nord du Kenya, a fait la connaissance de cette fillette gravement brûlée. La moitié de son cuir chevelu avait disparu et la plaie était fortement infectée. Le Dr Clemens ne pouvait s’empêcher de chercher s’il restait quelque chose à faire pour aider cette jeune fille. C’est là que Tulisa est entrée en scène.

Tulisa a réussi à réunir 15 000 euros, somme nécessaire pour financer une série d’opérations de chirurgie plastique indispensables à la réhabilitation de Chemwetich. La moitié de son visage était brûlée, ainsi que la moitié de son cuir chevelu.
La fillette avait courageusement enduré, pendant plus de six ans, la honte de vivre comme une paria. Elle a dû supporter des conditions de vie profondément inhumaines, comme peu d’autres enfants de son âge. Elle n’avait accès ni aux soins de santé ni à l’éducation.
Un membre de sa famille, son oncle, l’a emmenée à Nairobi. Elle a immédiatement été conduite à l’hôpital, où la plaie chronique à la tête a dû être soignée avant que la première opération puisse avoir lieu. Son oncle s’est proposé comme interprète, car la jeune fille ne parle et ne comprend que le pokot.

Comme l’oncle ne pouvait rester qu’un mois, la communication représentait un défi de taille. Sachant que Chemwetich se retrouverait bientôt sans interprète à Nairobi, elle a suivi un cours intensif de swahili élémentaire. Un professeur particulier a été engagé ; il se rendait chaque jour à l’hôpital pendant trois heures pour lui enseigner le swahili. Une fois la plaie préparée comme il se doit, plusieurs interventions de chirurgie plastique ont été réalisées. La peau très fine du crâne, qui se fendait sans cesse, posait des problèmes particuliers. Cela a finalement conduit Chemwetich à devoir rester à l’hôpital deux mois de plus que prévu, ce qui a considérablement fait grimper le coût du traitement.
À ce stade, nous craignions que, après plusieurs années de plaies chroniques au niveau du cuir chevelu, des cellules cancéreuses ne se soient formées. Heureusement, la biopsie réalisée n’a pas confirmé cette hypothèse. Nous restons convaincus qu’elle a un bon pronostic.
Au nom de Chemwetich, Tulisa remercie tous les donateurs qui ont permis de lui offrir ce traitement !
